La situation des Maoris en Nouvelle-Zélande – A/HRC/18/35/Add.4

By | 4 mai 2014

Dans le présent rapport, qui a été mis à jour depuis que la version préliminaire non éditée a été rendue publique le 17 février 2011, le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones examine la situation des Maoris en Nouvelle-Zélande sur la base des informations reçues lors de sa visite dans le pays du 18 au 23 juillet 2010 et de recherches indépendantes. La visite a été effectuée dans le cadre du suivi de la visite de 2005 du précédent rapporteur spécial, Rodolfo Stavenhagen. Le rapport se concentre principalement sur l’examen du processus de règlement des revendications historiques et contemporaines fondées sur le traité de Waitangi, bien que d’autres questions clés soient également abordées.

Ces dernières années en particulier, la Nouvelle-Zélande a accompli des progrès considérables pour faire progresser les droits des Maoris et répondre aux préoccupations soulevées par l’ancien rapporteur spécial. La Nouvelle-Zélande a notamment exprimé son soutien à la déclaration des Nations unies sur la discrétion. En outre, la nouvelle loi sur les zones marines et côtières, adoptée le 31 mars 2011, devrait être mise en œuvre conformément aux normes internationales relatives aux droits des peuples autochtones sur leurs terres et ressources traditionnelles.

En outre, les efforts visant à garantir la participation politique des Maoris au niveau national devraient être renforcés, et l’État devrait accorder une attention particulière à l’accroissement de la participation des Maoris à la gouvernance locale. La Nouvelle-Zélande devrait également veiller à ce que les consultations avec les Maoris sur les questions qui les concernent soient appliquées de manière cohérente et conformément aux normes internationales pertinentes et aux procédures traditionnelles de prise de décision des Maoris.

Le processus de règlement des traités en Nouvelle-Zélande, malgré des lacunes évidentes, est l’un des exemples les plus importants au monde d’un effort visant à répondre aux griefs historiques et actuels des peuples autochtones, et les règlements déjà conclus ont apporté des avantages significatifs dans plusieurs cas. Toutefois, des mesures doivent être prises pour renforcer ce processus. Il est nécessaire d’assurer le financement du tribunal de Waitangi afin qu’il puisse résoudre efficacement et rapidement les griefs historiques en suspens.

En outre, en ce qui concerne les négociations sur le règlement des traités, le gouvernement devrait s’efforcer d’impliquer tous les groupes qui ont un intérêt dans les questions examinées. En outre, le rapporteur spécial encourage le gouvernement à faire preuve de souplesse dans ses positions lors des négociations de règlement. En consultation avec les Maoris, le gouvernement devrait explorer et développer des moyens de répondre aux préoccupations des Maoris concernant le processus de négociation des traités, en particulier le déséquilibre de pouvoir perçu entre les Maoris et les négociateurs du gouvernement.

Enfin, le rapporteur spécial ne peut que constater l’extrême désavantage des conditions sociales et économiques des Maoris par rapport au reste de la société néo-zélandaise. Si certains progrès ont été accomplis depuis la visite de l’ancien rapporteur spécial, il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une plus grande parité sociale et économique, nécessaire pour que les Néo-Zélandais maoris et non maoris puissent aller de l’avant en tant que véritables partenaires, comme l’envisage le traité de Waitangi. les droits des peuples autochtones, les mesures prises pour abroger et réformer la loi de 2004 sur l’estran et les fonds marins, et les efforts déployés pour mener à bien un processus de révision constitutionnelle concernant les questions liées au peuple maori.

Il convient de consolider et de renforcer les efforts déployés pour faire progresser les droits des Maoris, et le rapporteur spécial continuera à suivre l’évolution de la situation à cet égard. Le rapporteur spécial souligne qu’il est nécessaire que les principes consacrés par le traité de Waitangi et les droits de l’homme connexes, protégés au niveau international, soient garantis par le système juridique national de la Nouvelle-Zélande, afin que ces droits ne soient pas exposés à des pressions politiques.

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