Communications

Pour mener à bien son travail, le Rapporteur spécial s’appuie fortement sur des informations émanant de peuples autochtones, de leurs organisations et d’ONG. Le Rapporteur spécial encourage ces sources à communiquer des informations sur le mandat qu’il lui a confié par le Conseil des droits de l’homme, qui est de promouvoir les droits de l’homme des peuples autochtones et de s’attaquer aux situations spécifiques dans lesquelles leurs droits sont violés. Ces informations peuvent porter sur des développements positifs, des études ou des conférences d’intérêt, de nouvelles initiatives ou des situations problématiques.

Informations faisant état de violations des droits de l’homme

Le Rapporteur spécial est habilité à donner suite à des informations crédibles faisant état de violations des droits de l’homme commises par des peuples autochtones. Il n’existe pas de conditions formelles pour communiquer des informations au Rapporteur spécial sur les violations présumées. Ni l’épuisement des recours internes ni un argument juridique détaillé sur l’affaire ne sont pas exigés. Toute personne, tout groupe ou toute organisation peut envoyer des informations au Rapporteur spécial, quelle que soit la relation avec la ou les victimes de la violation alléguée.
Les informations soumises au Rapporteur spécial sur les violations présumées devraient comprendre une description détaillée des circonstances de l’affaire. Il devrait être précis et aussi bref que possible tout en présentant un exposé complet de la situation, et peut être accompagné d’annexes fournissant des preuves écrites ou graphiques des faits. Voir ci-dessous les informations à inclure dans la communication.

Procédure de communication sur les violations présumées

Types d’affaires

Le mandat du Rapporteur spécial est défini dans les grandes lignes et ses communications ont donc porté sur un large éventail de questions relatives aux droits des peuples autochtones, tant individuels que collectifs. Les communications passées comprennent des cas de meurtres, de tortures, de menaces et d’autres abus commis contre des dirigeants autochtones et des membres de la communauté. En outre, le Rapporteur spécial a envoyé des communications concernant des violations des droits des peuples autochtones sur les terres et les ressources naturelles, telles que la dépossession et l’enlèvement, l’absence de consultation préalable concernant les projets de développement, etc. Le Rapporteur spécial est également intervenu en ce qui concerne le contenu de la législation et des politiques nationales qui ont une incidence directe sur les peuples autochtones. À l’heure actuelle, compte tenu de l’existence d’autres mécanismes des Nations Unies chargés de lutter contre les violations des droits individuels, le Rapporteur spécial accorde la priorité à l’examen des cas de violation des droits collectifs des peuples autochtones, en particulier des droits collectifs énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Prescriptions

Il n’existe pas de conditions de forme pour que le Rapporteur spécial reçoive des informations ou envoie des communications sur des violations présumées. Ni l’épuisement des recours internes ni un argument juridique détaillé sur l’affaire ne sont pas exigés. Toute personne ou organisation peut envoyer des informations au Rapporteur spécial, indépendamment de la relation avec la ou les victimes de la violation alléguée.

Procédure

À mesure que des informations arrivent, le Rapporteur spécial cherche tout d’abord à déterminer la validité des informations et décide s’il est souhaitable d’envoyer une communication au gouvernement concerné. La décision d’intervenir est laissée à la discrétion du Rapporteur spécial. En raison du grand nombre d’affaires reçues, il est impossible de répondre à toutes les situations. Cette décision dépendra de divers critères, notamment: la crédibilité des informations reçues; les détails fournis; la mesure dans laquelle l’affaire est représentative des situations auxquelles sont confrontés les peuples autochtones en général et la possibilité que l’intervention du Rapporteur spécial ait un impact positif.

Si le Rapporteur spécial estime qu’une intervention de sa part est appropriée compte tenu des circonstances pertinentes, il communiquera avec le gouvernement concerné soit par voie d’appel d’urgence écrit, soit par une lettre d’allégation. Selon les particularités de l’affaire, une communication peut être envoyée conjointement avec d’autres titulaires de mandat au titre des procédures spéciales.

Suivi

Le Gouvernement peut réagir à la lettre du Rapporteur spécial et enquêter sur les faits allégués, et/ou prendre des mesures pour prévenir ou mettre fin à toute violation, mais ce n’est pas toujours le cas. Dans certains cas, le Rapporteur spécial peut assurer le suivi par d’autres communications ou d’autres types d’actions. Ce suivi peut consister en une évaluation écrite de la situation au moyen de recommandations spécifiques, qui peuvent être incluses dans un rapport spécial. Toutefois, le manque de ressources rend impossible le suivi de chaque cas, et les expériences passées ont montré que l’impact des actions du Rapporteur spécial dépend souvent de la mobilisation de la société civile et des organisations des peuples autochtones, ainsi que de leur utilisation efficace du mécanisme.

Confidentialité

Les communications sont confidentielles et les sources ne sont pas divulguées. Un résumé de toutes les communications envoyées par le Rapporteur spécial au cours de l’année, ainsi que les réponses reçues des gouvernements concernés, sont publiés en tant qu’additif au rapport annuel du Rapporteur spécial au Conseil des droits de l’homme.

Les informations sur les violations présumées devraient comprendre, le cas échéant, :

Date, heure et situation précise de l’incident (pays, région, municipalité)

Victime(s) ou personne(s) atteinte(s) de la communauté : nom, numéro et détails complets sur l’emplacement des populations, communautés ou personnes autochtones dont les droits auraient été violés ou menacés.

Ce qui s’est passé s’est produit : Circonstances détaillées de la violation alléguée. Si un événement initial aboutit à d’autres, veuillez les décrire chronologiquement. Dans les cas de mesures générales, telles que la législation ou les politiques nationales, indiquer leur stade de développement et comment les peuples autochtones ont ou seront touchés par eux.

Permétrer(s) : Informations détaillées sur la ou les personnes ou institutions responsables de la violation et, le cas échéant, de leurs relations avec le gouvernement concerné. Si les circonstances l’exigent, donner une explication des raisons pour lesquelles la personne ou l’institution ou l’institution ou les personnes identifiées sont motivées.

Mesures prises par les autorités de l’État : le cas échéant, quelles mesures ont été prises par les autorités compétentes pour remédier à la situation? L’affaire a-t-elle été portée devant les autorités administratives ou judiciaires de l’État concerné? Il convient de noter que l’épuisement des recours internes n’est pas une exigence.

Ces informations ne font qu’aider le Rapporteur spécial à comprendre l’allégation et à formuler une réponse appropriée.

Mesures prises devant les organes internationaux: Des mesures ont-elles été prises devant d’autres mécanismes internationaux ou régionaux de défense des droits de l’homme? Dans l’affirmative, à quel stade se trouvent ces autres actions internationales?

Source : Nom et adresse complète des populations, organisations ou personnes autochtones qui soumettent les informations. Ces coordonnées sont essentielles au cas où le Rapporteur spécial aurait besoin d’éclaircissements ou d’informations complémentaires sur l’affaire. Ces informations sont tenues confidentielles, à moins que la source n’en n’autorise autrement.

Soumettez votre communication au Rapporteur spécial:

https://spsubmission.ohchr.org/fr/verify